La faune du Jardin

CARPE KOÏ (Cyprinus carpio carpio) :

La carpe Koï est un poisson ornemental originaire d’Asie. Elle peut atteindre 1 m de long et peser jusqu’à 35 Kg …

Les carpes Koïs mangent des vers, des larves et des crustacés, mais leur régime alimentaire est essentiellement herbivore.
Plus la température de l’eau est élevée, plus les carpes sont voraces.  Les Koïs affectionnenet les fonds sablonneux ou vaseux où elles cherchent leur nourriture. Lorsque que la température de l’eau descend en dessous de 6° C, les carpes cessent pratiquement de s’alimenter, et entrent dans une phase de semi-hibernation qui peut durer tout l’hiver. Elles se cachent alors au fond du bassin presque enfoncées dans la vase afin de se protéger du froid. La carpe est réputée pour sa longévité, en général de 18 à 20 ans. Mais certains specimens ont atteint l’âge de 70 ans. La carpe Koï pond jusqu’à 100 000 oeufs par Kg de son poids. Treize classifications oficielles permettent de les différencier. Il existe environ 1500 espèces ou sous-espèces dans le monde. Certaines variétés colorées sont très prisées par les collectionneurs et atteignent des prix énormes alors qu’elles ne sont encore âgées que d’environ deux ans. En Asie du Sud-Est, les koïs sont considérées comme un symbole d’amour et de virilité.

FLAMANT ROSE (Phoenicopterus Roseus et chilensis) : 

Le flamant rose est un grand oiseau blanc à nuance rose, avec les couvertures alaires rouges et les rémiges noires…

Le bec est rose chair clair à bout noir. Les pattes sont entièrement rose chair. Le flamant du Chili est plus rose que chez la forme européenne du flamant rose. On peut le différencier par ses pattes grisâtres aux articulations roses ainsi que par l’étendue plus grande du noir sur le bec. Le flamant rose pratique la filtration de l’eau et de la vase pour se nourrir, grâce à un bec particulier muni de lamelles fonctionnant à la manière des fanons de baleine. Il capture une espèce de crevette appelée Artemia Salina. Cette dernière est à l’origine de la couleur rose du flamant. Il consomme aussi d’autres invertébrés et végétaux aquatiques. Une adaptation toute particulière du bec lui permet d’évacuer le sel contenu dans l’eau qui y transite. On rencontre le flamant rose en Europe, en Asie et en Afrique. Il préfère les vastes zones aux eaux saumâtres peu profondes, dotées d’îlots riches en nutriments et à l’abri des humains.
Le flamant du Chili est présent dans les régions tempérées d’Amérique du Sud, à partir de l’Equateur et du Pérou jusqu’au Chili et l’Argentine, en passant par l’Est du Brésil. De petites populations naturelles sont également signalées dans l’Utah et en Californie. Le flamant rose atteint facilement l’âge de trente ans à l’état sauvage. Comme pour la plupart des oiseaux à longue durée de vie, la reproduction du flamant rose est tardive. Bien qu’il atteigne sa maturité sexuelle vers 3-4 ans, il commence généralement à se reproduire plus tard, jusqu’à une dizaine d’années. Il existe 6 espèces de flamants dans la famille des phoenicoptériformes.

LORIQUET (Lorinae) : 

Les loriquets appartiennent à une sous-famille proche de celles des perroquets, des cacatoès et des perruches.

Beaucoup de loriquets ont la particularité d’être très voyants. Les couleurs rouges, vertes et bleues prédominent mais tout le spectre de l’arc-en-ciel peut être trouvé. Les loris et loriquets sont dotés d’une langue en forme de pinceau leur permettant d’aspirer le nectar des fleurs. Pour le remplacer, nous leur donnons quotidiennement du nectar en boisson. Nous leur distribuons également des fruits : pommes, oranges, pastèques et en saison des mangues, dont ils raffolent. Tous les lundis matin, nous les regroupons lors de la première prise de nectar, afin de les comptabiliser. Présents en Australie, Tasmanie, Indonésie, Philippines et Nouvelle-Guinée, le loriquet vit principalement dans les plaines. On le trouve dans une grande variété d’habitats forestiers, comprenant des parcelles denses d’eucalyptus et de melaleucas, des zones boisées marécageuses, des savanes arbustives, des prairies et parfois des mangroves. Dans cette volière, nous avons deux espèces de loriquets : le loriquet de Swainson et le loriquet de Rosenberg. Comme vous pouvez le constater, des nids sont à disposition des loriquets. Des naissances sont constatées régulièrement. Nous baguons les petits loriquets afin de pouvoir les identifier. La famille des Lorinae comprend 43 espèces de Loris et 13 de loriquets.
En général, le terme loriquet est utilisé pour décrire les espèces avec longue queue « conique », alors que l’appellation lori est employée pour les espèces ayant une queue courte et arrondie. Comme beaucoup d’oiseaux, certaines espèces de loris et loriquets sont menacées d’extinction.

CHLOROPTERE (Ara chloropterus) : 

L’ara chloroptère a un plumage rouge, vert et bleu, aisément identifiable. Il mesure jusqu’à 95 cm et pèse jusqu’à 1,5 Kg…

Son bec est massif avec la mandibule supérieure rose chair et l’inférieure noire. Les pattes sont gris foncé et les iris noirs, bordés de chair. Ses cris sont stridents. L’ara chroloptère est un oiseau granivore et frugivore. Il vit de manière diurne, à basse et moyenne altitude dans les forêts tropicales, en particulier le long des fleuves. L’ara chloroptère vit au Panama, en Colombie, au Vénézuela, en Bolivie, au Brésil, au Sud du Mexique, au Paraguay et en Argentine. C’est un oiseau grégaire vivant généralement en couple et/ou en bandes de 20 à 30 individus. L’Ara chloroptère niche dans le creux des arbres. La femelle pond des oeufs qu’elle couve pendant 27 jours environ. Les jeunes s’envolent à l’âge de trois mois mais ne deviennent indépendants qu’entre quatre et six mois. Ces animaux forment des couples fidèles toute leur vie.
Pourquoi nos aras chloroptères sont-ils dans une volière ?
Lors de l’introduction de nouveaux oiseaux, nous devons respecter un principe de quarantaine.
Cet isolement des nouveaux arrivants permet :
– d’observer leur comportement ;
– de vérifier leur plumage ;
– de contrôler leur alimentation, leurs selles ;
– de s’assurer de leur état de santé général.
C’est un moment important pour l’oiseau et le soigneur de partager une certaine proximité, d’apprendre à se connaître et à se faire confiance.
Pour le jardin botanique de Deshaies, il est nécessaire que ces nouveaux arrivants s’habituent à voir défiler devant eux un large public.

CABRI (Capra) : 

La chèvre domestique est un mammifère herbivore et ruminant, appartenant à la famille des bovidés…

sous-famille des caprins. La chèvre a été domestiquée dès le début du Néolithique1 (environ -10000 ans), vraisemblablement d’abord pour son lait, puis pour sa laine, sa viande, sa peau et son cuir. La plupart du temps, les chèvres sont domestiquées. La chèvre est un ruminant: elle possède 4 estomacs.  Elle se nourrit de toutes sortes de végétaux sauvages ou cultivés. Ces besoins journaliers sont de l’ordre de :
deux kilogrammes de matières sèches (10 kilogrammes de vert) qu’elle pâturera ou d’un foin composé de légumineuses (vesce, lotier, luzerne, etc.) et de graminées (dactyle, ray-grass, etc.) ; dix litres d’eau environ (variable selon que la ration se compose de vert ou de sec) ; du sel ou une pierre à sel à volonté (compléments en sels minéraux). Le cabri de Guadeloupe est un animal très populaire dans l’île, il s‘agit d’une espèce locale qui est notamment utilisé lors de fêtes ou de concours. Il pèse en moyenne 28 kilos pour les femelles et 38 kilos pour les mâles. Il s’agit de l’une des meilleures chèvres de la zone tropicale du fait de sa facilité à se reproduire et de la faible période de gestation des femelles.

SUCRIER : 

Le sucrier est un petit passereau de couleurs jaune noire et grise. Présent dans une large partie de l’Amérique centrale….

et du sud on le retrouve à travers tout le continent sud-américain. Il habite la plupart des îles des Caraïbes. Ils sont appelés ainsi en raison de leur habitude de se nourrir, entre autres, de la substance sucrée produite par certains végétaux.

OISEAUX DE LA VOLIERE DU JARDIN DES SIMPLES (Taennipogya guttata, lonchura oryzivora, forpus coelestis, streptopelia senegalensis, chrysolophus pictus) : 

Dans la volière, vous observez 5 espèces : le diamant mandarin, le padda de Java, le toui céleste, la tourterelle maillée du Sénégal et le faisan doré. Les oiseaux de cette volière kiosque sont nés en captivité. Ils sont protégés par la convention de Washington. Plus de 34000 espèces sont ainsi considérées, suivant leur degré de conservation et de menace. Le Diamant mandarin, parfois nommé mandarin tout court, appartient à la famille des Estrildidé. Il en est le membre le plus commun et le plus familier du centre de l’Australie. Le Padda de Java aussi nommé Padda oryzivore, Calfat de Java ou encore Moineau de Java, est une petite espèce de passereau (la famille des Estrildidés). Le Toui céleste présente un plumage vert. Le dimorphisme sexuel est marqué par une coloration beue chez le mâle. Cette couleur se retrouve au niveau des rémiges et du croupion et forme une ligne en arrière des yeux.
La Tourterelle maillée du Sénégal est présente à la fois en Afrique et en Asie. Elle se distingue par une large bande gris bleuâtre qui recouvre l’aile et par le large collier de marques sombres qui enserre l’avant, les côtés du cou et la partie supérieure de la poitrine.
Le Faison doré est une espèce de la famille des Phasianidae. Il est originaire de Chine et a été intrduit en Grande-Bretagne. Ses habitudes de vie dans la nature restent encore assez mal connues. Il préfère se déplacer au sol que voler.
LE FAISAN DU JARDIN BOTANIQUE EST AVEUGLE.

ARA BLEU (Ara ararauna) : 

Reconnaissable à son plumage bleu et jaune or, l’Ara araurana est le plus commun des grands aras au Brésil….

Le ara, grand amateur de fruits, s’est aussi parfaitement adapté à la consommation de graines grâce à son bec crochu, robuste et puissant. Les aras sont aussi bien capables de peler délicatement un grain de raisin, de décortiquer une cacahouète ou casser une noix. Mais leur bec n’a pas qu’une fonction alimentaire : ils l’utilisent également, comme la plupart des perroquets, pour se déplacer. Les aras sont des oiseaux grégaires, c’est-à-dire qu’ils vivent généralement en couple et/ou en bandes de 20 à 30 oiseaux. Les aras bleus sont surtout présents en Amérique centrale, au Sud du Panama, au Nord du Paraguay ainsi qu’en Guyane.

COLIBRI (Eulampis jugularis, eulampis holosericeus, orthoryncus cristatus) : 
Les colibris, ou oiseaux mouches sont capables d’un vol extrêmement…

performant et rapide. En vol, il est impossible de distinguer leurs ailes qui battent plusieurs dizaines de fois par seconde. Un bourdonnement accompagne son vol particulier. Ce sont les seuls oiseaux capables de voler en marche arrière. Aux Antilles il est surnommé Fou-Fou. On ne sait jamais ni d’où il vient, ni où il va. Leur bec en forme d’alène, leur permet de visiter le calice des fleurs pour y récolter nectar et petits insectes. Leur répartition géographique s’étend sur le continent sud américain et les îles voisines. Le plus petit colibri, le colibri d’Helen, ne mesure que 5 cm. Le plus grand, le colibri géant, en mesure 20. En Guadeloupe et en Martinique, seules 4 espèces sont connues dont une endémique à la Martinique : le colibri à tête bleue.
Les trois autres espèces sont le colibri Madère, le colibri Falle Verte et le colibri Huppé.